Positivons !

A écouter, aujourd’hui, les médias, les réseaux sociaux, tout va mal. Indéniablement notre société a des problèmes, notre pays aussi et les conflits mondiaux peuvent nous inquiéter. Même si chacun de nous, individuellement, se sent concerné, il n’est pas facile de changer la face du monde ! Pour autant nous pouvons trouver des aspects moins négatifs qui font partie de « notre microcosme », environnement personnel, dont dépend notre équilibre de santé. S’il existe malheureusement des aspects négatifs considérons ceux qui sont positifs.

Est-ce qu’à nos âges de Seniors, nos parents bénéficiaient de ce qui est mis à notre disposition ? Leur espérance de vie en « bonne santé » était-elle comparable à la nôtre ? Participaient-ils comme nous à de multiples randonnées ? Qui fréquentait des salles de gymnastique ? Avaient-ils, durant les 4 à 5 décennies après-guerre, autant de recommandations pour leur alimentation ? Avaient-ils accès aux conseils de prévention ? Pouvaient-ils aussi facilement assister à des conférences, à des spectacles, participer à des actions de mobilisation, de cognition (ensemble des processus mentaux) ? Si nos familles étaient quelque peu dispersées pouvaient-ils, aussi facilement que nous, passer de longs moments au téléphone avec, de plus, une possible vidéo ? Etc. …

Si la protection sociale a évolué grâce aux améliorations des aides pour les plus fragiles, elle s’est accompagnée d’un fréquent ressenti du « jamais assez ». Nous nous retrouvons souvent dans la problématique de l’enfant gâté : une constante insatisfaction pour avoir le « toujours plus ». Certes rien n’est parfait mais soyons objectifs, la comparaison de ces dotations avec celles du passé ou même avec celles de pays d’un niveau de vie comparable aux nôtres, n’est pas toujours trop mauvaise… Comme le dit Colette, sénior*, sans doute avec un peu de provocation, « Je suis en bonne santé, mais mettons les choses au point ; j’ai 93 ans, je suis handicapée, j’ai un cancer et un tiers de cœur qui est défectueux, mais je me sens très bien. Non imposable, j’habite un HLM, j’ai un toit sur ma tête, je n’ai pas froid, je n’ai pas faim. Je suis heureuse ; de quoi devrais-je me plaindre ? ».

Oui notre société est en cours de mutation, oui nos familles peuvent être fragilisées. Alors oui, si tout ne va pas bien, relativisons les aspects négatifs. Faisons-nous vacciner quand on nous le propose … dépister les cancers quand il le faut ! Et si nous sommes de nature à nous morfondre, à nous replier sur nous-mêmes, faisons l’effort de prendre conscience de « ce positif » en considérant de multiples arguments concrets. Ces démarches volontaires de dépistage, de prévention, actives, contraires « au laisser aller », amélioreront notre « Environnement Personnel » et de ce fait notre Etat de Santé.

* Interview de Colette parue sur une chaine nationale de la télévision

 Article du Pr Artus, décembre 2022